L'actu décryptée
26/11/2009
Comment aider financièrement mon enfant ou mon petit-enfant ?
Si l’un de vos enfants ou petits-enfants connaît des difficultés financières passagères, il existe plusieurs moyens de les aider. Et ce, sans être lourdement imposé ! Voici quelques suggestions.
Donner de l’argent directement
Il existe 2 moyens de donner de l’argent à vos enfants ou petits enfants sans payer d’impôt.
Vous pouvez donner 156 359 € à chacun de vos enfants en une ou plusieurs fois par période de 6 ans sans payer de droits. Le montant de cet abattement s’élève à 31 272 € dans le cas de vos petits-enfants.
- Faire un don d’argent, en numéraire
Cette possibilité vous permet de faire un don défiscalisé à l’un de vos enfants dans la limite de 31 272 € (en 2009). Pour ne pas payer de droits sur ce don, 3 conditions doivent être remplies.
- Vous devez avoir moins de 65 ans.
- Votre enfant doit être âgé d’au moins 18 ans (ou être émancipé).
- Le don doit être déclaré et enregistré auprès de l'administration fiscale grâce à un imprimé spécifique.
Donner l’usufruit d’un bien immobilier
Vous pouvez donner à un enfant l’usufruit temporaire d’un bien immobilier, dont vous resterez nu-propriétaire. Concrètement, il pourra utiliser le bien concerné ou en percevoir les revenus (les loyers si c’est un bien locatif).
Votre impôt sur le revenu sera diminué puisque vous ne toucherez plus de revenus locatifs associés à ce bien. Vous bénéficierez d’une réduction de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) si vous y êtes soumis. La valeur du bien « sortira » de votre patrimoine imposable.
Préparez également leur avenir avec l’assurance vie
Pour assurer l’avenir financier à long terme de vos enfants et petits-enfants, pensez également à l’assurance vie. Si vous les désignez comme bénéficiaires du contrat, le capital leur sera transmis votre décès dans les conditions suivantes :
- Si les versements sont effectués avant vos 70 ans : abattement de 152 500 € par bénéficiaire tous contrats confondus. Taxation de 20 % au-delà.
- Si les versements sont effectués à partir de vos 70 ans, ils sont soumis aux droits de succession après un abattement de 30 500 €, tous contrats confondus souscrit, à répartir entre les bénéficiaires non exonérés. Dans tous les cas, le capital transmis n’est pas soumis aux prélèvements sociaux.