Dans le cas d’un achat en viager, vous ne réglez pas la totalité du prix en une seule fois, mais en 2 étapes.
- vous versez à la signature une somme représentant une partie de la valeur du bien : le « bouquet », dont le montant est mentionné dans l'acte de vente.
- vous versez par la suite régulièrement au vendeur, et ce, jusqu’à son décès, une certaine somme appelée « rente viagère », calculée en fonction du nombre de bénéficiaires (généralement une personne, voire un couple) et de l’espérance de vie des bénéficiaires (évaluée en fonction de statistiques).
Le viager peut prendre plusieurs formes et être :
- « libre » : vous pouvez y entrer immédiatement (ou le mettre en location),
- « occupé » : le vendeur continue à vivre dans le logement vendu ou à le louer.
Cette formule peut se montrer très avantageuse : vous pouvez acheter un bien sans souscrire de prêt, et avec une somme initiale relativement modeste. L’achat en viager peut être utilisé avec profit pour effectuer un investissement immobilier, essentiellement dans le cas d’un viager libre : les loyers du bien compensant tout ou partie de la rente versée.
A savoir : si le vendeur décède plus tôt, vous payerez le bien au-dessous de sa valeur réelle. Toutefois la loi fixe une limite : si le vendeur décède de maladie dans les 20 jours suivant la vente, ses héritiers peuvent demander l'annulation de l'acte. Une mort accidentelle, en revanche, ne remet pas en cause la vente.