Les gestions traditionnelles
Son objectif est d’offrir une performance plus importante que celle des obligations avec un risque important et une durée d’investissement long terme.
La gestion actions est réservée aux investisseurs de long terme. Elle se caractérise par une forte volatilité car un portefeuille financier en actions est exposé aux résultats des entreprises. Ainsi, de la même manière que le capital peut augmenter grâce à la performance dégagée par les entreprises, il peut également baisser et engendrer une perte en capital si les résultats de l’entreprise sont inférieurs aux attentes du marché.
- La gestion obligataires ou taux
Son objectif est d’offrir une performance plus importante que celle du monétaire avec un risque plus important et une durée d’investissement de moyen a long terme. Les obligations ont une volatilité plus faible que les actions, car sont investies dans des titres de créance représentatifs d’un emprunt émis par une entreprise publique ou privée, un Etat, une collectivité, etc. Les coupons (intérêts) que délivre une obligation dépendent du taux de rendement. Ce taux de rendement varie principalement en fonction de la durée de vie de l’obligation et de la qualité (solvabilité) de l’emprunteur.
La gestion monétaire est représentée par les fonds dits de trésorerie. Son objectif est d’offrir une performance proche de celle des taux d’intérêt à court terme pour un risque très faible et une durée d’investissement très courte.
La gestion diversifiée, ou gestion profilée, consiste à associer différentes classes d’actifs entre elles (actions, obligations et monétaire) au sein d’un même portefeuille.
Les autres grands types de gestions
La gestion alternative se caractérise par un objectif de performance « absolue », c’est-à-dire déconnectée de l’évolution de l’indice et du marché de référence. Pour y parvenir, la gestion alternative utilise des mécanismes sophistiqués comme :
- la vente à découvert qui consiste à vendre des titres que l'on ne détient pas, en espérant les racheter moins cher ultérieurement,
- l’arbitrage constant, visant à exploiter des écarts de prix considérés comme injustifiés,
- le recours à l'effet de levier, consistant à emprunter pour augmenter ses prises de position,
- recours aux produits dérivés (options, futures…).
- La gestion ISR (Investissement Socialement Responsable)
Une gestion ISR se caractérise par un processus d’investissement associant à une analyse financière « classique », une analyse de critères extra financiers Environnementaux, Sociaux, de Gouvernance (ESG) : politique des ressources humaines, respect des contraintes environnementales, etc.
Un gérant de fonds ISR peut utiliser plusieurs approches différentes pour ses décisions d’investissement :
- la méthode exclusive vise à exclure certaines entreprises en raison de la nature de leur activité (tabac, armes à feu, etc.) ou de certaines pratiques comme le travail des mineurs,
- la méthode « best in class » : type de sélection ESG consistant à privilégier les entreprises les mieux notées au sein de leur secteur d’activité,
- la méthode thématique, concentrant l’investissement sur un secteur d’activité vertueux (les entreprises actives dans la recherche et l’exploitation d’énergies vertes par exemple).
* Organisme de Placement Collectif en Valeurs Mobilières.