Un certificat est une valeur mobilière cotée en bourse vous donnant le droit d’acheter ou de vendre son actif sous-jacent à un prix déterminé à l’avance et jusqu’à une date précisée initialement, généralement dans un délai de 8 ans maximum.
A chaque certificat est associé à un actif financier appelé sous-jacent : actions, paniers d'actions, d’indices, de devises, de matières premières, de taux d'intérêt, etc. A une seule action par exemple peuvent être associés 10 certificats.
Juridiquement, un certificat est assimilé à un titre de créance complexe. Emis par un établissement bancaire, ses conditions de remboursement à l’échéance sont connues et garanties dès l’émission. Il existe plusieurs typologies de produits, chacune correspondant à des profils d’investissement et de risque bien spécifiques.
Les certificats sont accessibles avec un simple compte-titres, mais ne sont pas éligibles au Plan d’Epargne en Actions (PEA), même si le sous-jacent l’est.
Simples d’utilisation, les certificats présentent plusieurs avantages.
- Ils vous donnent accès à un large choix de sous-jacents à travers le monde, vous permettant ainsi de diversifier votre portefeuille.
- Le montant nécessaire à l’achat d’un certificat est nettement inférieur à la valeur de son sous-jacent, vous permettant ainsi de profiter de la hausse potentielle de ce dernier à un moindre coût.
- Vous pouvez acheter et vendre un certificat coté aussi facilement qu’une action également cotée.
- Le montant maximal de vos pertes est toujours inférieur à celui qui vaudrait si vous aviez directement acheté le sous-jacent.
- Un risque limité au montant investi : à la différence des contrats à terme, des options et de services comme le SRD (Service de règlement différé), l’investisseur en warrants ou certificats connaît toujours la perte maximale qu’il peut subir. Dans l’hypothèse la plus défavorable, celle-ci est limitée au montant de son investissement, c’est-à-dire au montant de la prime.
La fiscalité du certificat est spécifique.
- Pour les opérateurs occasionnels, les profits réalisés en France sont imposables dès le 1er euro au taux de 18 % et aux prélèvements sociaux. Les pertes sont imputables sur les profits de même nature réalisés au cours des la même année ou des 10 années suivantes.
- Pour les opérateurs habituels, les profits réalisés en France sont imposés au barème de l’impôt sur le revenu dans la catégorie des bénéfices non commerciaux. Les pertes sont imputables sur les profits de même nature réalisés au cours des la même année ou des 6 années suivantes.