L'actu décryptée
05/02/2010
Le charme discret des valeurs de rendement - La Tribune
C’est un retour à la prudence. La reprise de l’économie mondiale s’avérant très incertaine, les investisseurs tournent le dos aux valeurs cycliques au profit des sociétés assurant de confortables dividendes, à défaut de promettre des performances boursières époustouflantes.
Christine Lejoux Journaliste au service Marchés La Tribune
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Elles ont été les mal-aimées de 2009. Elles pourraient être les stars de 2010. Elles, ce sont les valeurs de rendement, c’est-à-dire les sociétés offrant, bon an mal an, de confortables dividendes. Ces pépites sont à dénicher dans les télécommunications, le pétrole, la pharmacie ou bien encore les services aux collectivités. Autrement dit, dans des secteurs au profil défensif, comme on le dit en jargon boursier. Des secteurs dont il ne faut pas attendre une croissance exponentielle de l’activité, ce qui leur a valu l’an dernier d’être boudés par des investisseurs ne jurant que par les valeurs cycliques. Ils étaient alors convaincus que l’économie mondiale en finirait rapidement avec la crise.
Oui mais voilà, la reprise économique s’annonce en réalité des plus incertaine, si bien que le CAC 40, l’indice phare de la Bourse de Paris, reflue depuis le 1er janvier, après avoir bondi de 22,3 % en 2009. Dans cet environnement économique et boursier chahuté, les investisseurs redécouvrent le charme discret des valeurs de rendement. A savoir une activité peu sensible aux aléas de la conjoncture économique, ce qui leur permet de distribuer des dividendes avec une régularité de métronome et une générosité débouchant sur des rendements de 7 % à 8 %. Il serait dommage de se priver d’une telle sécurité.
C’est d’autant plus vrai que, délaissées l’an dernier par le marché, elles bénéficient aujourd’hui d’une valorisation des plus attrayantes. Notamment par rapport aux valeurs cycliques, certes plus excitantes mais tellement imprévisibles.