L'actu décryptée
26/04/2012
Assurance vie ou compte-titres ?
On le sait, l’assurance vie demeure le placement financier préféré des Français. Pour preuve, les sommes investies sur cette enveloppe par l’ensemble des ménages représentent environ 1 400 milliards d’euros à fin mars 2012. Pour autant, elle ne doit pas empiéter sur les fonctions du compte-titres. Explications.
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Eric BENGEL
Gestion de Fortune
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Un contrat d’assurance vie multisupports offre tout un ensemble de facilité pour se constituer un capital. Il permet notamment de diversifier judicieusement son investissement en panachant ses actifs sur différentes unités de compte, qui sont en fait des parts de fonds collectifs. Ainsi est-il possible d’allouer une partie de son épargne sur des supports visant la valorisation des actions, qu’elles soient françaises, européennes ou internationales, sur des secteurs d’activité variés. De même, l’assuré peut opter pour différents modes de gestion, de la gestion personnelle où il s’occupe de tout, à la gestion sous mandat où le pilotage de l’épargne est délégué à un professionnel qui s’adaptera ainsi aux cycles des marchés.
Attention toutefois à tenir bien compte d’un élément : l’assurance vie demeure avant tout une enveloppe patrimoniale. Outre le fait qu’elle repose sur un horizon d’investissement à long terme (au minimum huit ans), son cadre fiscal vise à en faire avant tout un produit poursuivant deux principaux objectifs : disposer de revenus une fois à la retraite, en complément des produits d’épargne retraite réglementés, mais également pouvoir transmettre une partie de ses avoirs à des bénéficiaires désignés, qu’ils soient membres de la cellule familiale ou non.
De plus, l’assurance vie dans sa version française présente un avantage supplémentaire : le support en euros. Cet actif permet à l’assuré de bénéficier de certaines garanties quant à la valorisation de son capital puisque les intérêts acquis le sont définitivement (effet cliquet). Ce qui n’est pas le cas dans un compte-titres.
Lorsque l’épargnant cherche principalement à valoriser un capital en multipliant les changements de positions, il conviendra donc de privilégier le compte-titres, y compris le Plan d’épargne en actions. Souple, il permet de plus de pouvoir y loger des titres en direct (actions, obligations, parts de sociétés non cotées…) ce que n’autorise pas l’assurance vie dans sa version française.
Enfin, contrairement à l’assurance vie accessible – et conseillée – à tous les épargnants, on réservera en priorité les comptes-titres aux investisseurs privés dotés d’une certaine surface financière et disposant de la capacité à accepter des moins-values de manière temporelle. Ces deux placements offrent donc une certaine complémentarité.