Le choix entre salaire et dividende dépend de votre régime fiscal et du statut de votre entreprise.
Vous pouvez choisir une rémunération salariale si vous êtes :
- président-directeur-général, directeur général ou membre du directoire d’une Société Anonyme (SA),
- gérant minoritaire (ou égalitaire) d’une Société Anonyme à Responsabilité Limitée (SARL) soumise à l’impôt sur les sociétés (IS),
- dirigeant d’une Société par Actions Simplifiée (SAS).
Les rémunérations des gérants majoritaires sont fiscalement taxées suivant les règles des « traitements et salaires ».
Si vous choisissez d’être salarié, vous devrez déclarer votre rémunération à ce titre.
Le salaire vous permet de bénéficier d’une déduction forfaitaire de 10 % ou d’opter pour la déduction de vos frais réels. Autre avantage : vous pouvez le déduire des bénéfices de votre entreprise et réduire ainsi votre IS. En revanche, votre salaire brut sera soumis aux cotisations sociales.
Si vous choisissez une rémunération sous forme de dividendes, vous pouvez la soumettre au prélèvement forfaitaire libératoire de 19 % ou au barème progressif de l’impôt sur le revenu, après :
- un 1er abattement de 40 %,
- un 2nd de 1 525 € si vous êtes célibataire et 3 050 € si vous êtes en couple et soumis à imposition commune,
- puis, un crédit d’impôt égal à 50 % du revenu retenu avant abattement. Le crédit d’impôt est plafonné à 115 € si vous êtes célibataire et 230 € si vous êtes soumis à une imposition commune.
Par ailleurs, si la société a une activité commerciale, vous ne payez aucune charge sociale sur les dividendes. Quel que soit le mode d'imposition retenu, les dividendes sont soumis aux prélèvements sociaux.
Inconvénient principal du dividende : il ne donne droit à aucune protection sociale ou retraite, à l’inverse du salaire.