Une « assurance vieillesse »
Le système de retraite français fonctionne sur le même principe qu’une assurance collective. La prestation qui vous est versée à votre départ en retraite dépend :
- du montant des cotisations versées tout au long de votre vie active (qui elles-mêmes dépendent de votre salaire),
- de votre durée de cotisation.
La solidarité au cœur du système grâce au mécanisme de répartition
En vertu du principe de solidarité, vos cotisations sont réparties entre tous les régimes de retraite obligatoires et sont ainsi partiellement redistribuées entre différentes catégories socioprofessionnelles.
Un mécanisme d’obtention de droits à la retraite est par ailleurs prévu pour les actifs qui ne peuvent pas cotiser en raison du chômage, d’une maladie ou d’un congé maternité.
Cette solidarité est également intergénérationnelle. Les actifs (futurs retraités) cotisent obligatoirement et financent ainsi les pensions des retraités du moment. Elle est également sociale puisque la pension versée aux actifs ayant peu cotisé est proportionnellement plus importante que ceux qui ont beaucoup cotisé grâce à des revenus d’activité importants.
Enfin, cette solidarité est également familiale. Des avantages sont prévus en matière de retraite au profit des :
- personnes ayant élevé plusieurs enfants,
- des veufs et veuves sous la forme de pensions de réversion.
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Un mécanisme de revenu minimum, le minimum vieillesse, est prévu pour les personnes d’au moins 65 ans ayant trop peu cotisé pendant leur vie active pour bénéficier de revenus suffisants à la retraite. |
Des régimes de retraite divers et variés
On dénombre 3 grandes catégories de régimes de retraite* :
- le régime des salariés du secteur privé (environ 70 % des actifs),
- les régimes spéciaux des salariés du secteur public (État, collectivités locales, entreprises publiques et autres organismes publics), soit environ 20 % des actifs,
- les différents régimes de chaque catégorie de travailleurs non salariés (professions libérales, commerçants, artisans et agriculteurs), couvrant environ 10 % des actifs.
Conséquence : ces régimes de retraite sont aujourd’hui gérés par 36 organismes de retraite différents. Certains organismes gèrent à la fois la retraite de base et la retraite complémentaire. D'autres, à l’inverse, ne gèrent que l'un ou l'autre. Si vous exercez une activité professionnelle, vous êtes automatiquement rattaché à l’un d’entre eux.
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Il existe également des régimes « spéciaux » prenant en compte la diversité des situations et des groupes professionnels. |
Un financement remis en cause
C’est aujourd’hui une certitude : le système français de retraite par répartition est en difficulté. Le nombre de retraités augmente trop vite par rapport à celui des actifs. Les causes sont multiples : allongement de la durée de vie, entrée tardive des jeunes dans la vie active, taux de croissance de la population trop faible… Différentes mesures ont été prises et seront encore prises à l’avenir pour tenter de rééquilibrer cotisations et pensions. La durée de cotisation est allongée, l’âge de la retraite reculé et le mode de calcul des pensions modifié.
Conserver votre niveau de vie
Dans ce contexte, la retraite par capitalisation prend toute son importance. Facultative, l’épargne individuelle pour la retraite devient aujourd’hui indispensable pour bénéficier de revenus complémentaires et conserver votre niveau de vie à la retraite.
A chaque catégorie de travailleurs correspond des solutions d’épargne retraite adaptées. Si vous êtes salarié, vous pouvez par exemple épargner dans le cadre d’un plan d’épargne collectif, comme le Plan d’Epargne Retraite Entreprise (PERE) ou le Plan d’Epargne pour la Retraite Collectif (PERCO). Ou bien à titre individuel sur un Plan d’Epargne Retraite Populaire (PERP).
Si vous êtes travailleur non salarié ou fonctionnaire, vous pouvez respectivement souscrire respectivement un contrat Madelin, un contrat Préfon ou un PERP.
* Commission des comptes de la Sécurité sociale, rapport septembre 2009.