Un nouvel âge légal de départ à la retraite
L’âge de départ en retraite des salariés, fixé à 60 ans en 1983, va progressivement reculer pour atteindre 62 ans en 2018. Quatre mois sont ajoutés à l’âge légal chaque année depuis le 1er juillet 2011.
Cette augmentation est effectuée par année de naissance. Vous êtes né après le 1er juillet 1951 ? Vous faites partie de la 1e génération concernée et vous devrez travailler 4 mois de plus. Vous êtes né en 1952 ? Vous travaillerez alors 8 mois de plus. Et ainsi de suite, jusqu’à ce que l’on atteigne 62 ans en 2018 pour les assurés nés en 1956.
Un nouvel âge minimum pour la retraite à taux plein
Parallèlement, l’âge minimum de départ à la retraite permettant d’obtenir une pension à taux plein, même avec une durée d’assurance insuffisante, va reculer également, à un rythme différent, pour passer de 65 à 67 ans.
A raison d’un trimestre supplémentaire par an à compter du 1er juillet 2016. Il atteindra 67 ans en 2023.
Une durée de cotisation allongée
Depuis 2009, le nombre minimum de trimestres de cotisation permettant d’obtenir une retraite à taux plein augmente progressivement. Cette mesure est valable pour les salariés du privé comme du public. De 160 trimestres (40 ans) en 2009, il passera à 164 trimestres (41 ans) en 2012 et à 165 trimestres en 2013 et 2014... Un décret a fixé la durée minimale de cotisation à 166 trimestres pour les salariés nés à compter de 1955.
Cet allongement de la durée de cotisation devrait se poursuivre pour suivre l’allongement de l’espérance de vie des Français.
La pénibilité du travail examinée au cas par cas
Les salariés effectuant un travail pénible ayant dégradé leur état de santé pourront désormais bénéficier d’une retraite à 60 ans à taux plein sans avoir validé le nombre de trimestres nécessaire. Le taux d’incapacité permettant de partir plus tôt devra pour cela être compris entre 10 % et 20 %. La situation de chacun sera examinée individuellement, à la demande du salarié.
Un dispositif spécifique pour les longues carrières
Le dispositif des « carrières longues » jusque là réservé aux salariés entrés sur le marché du travail entre 14 et 16 ans est, depuis le 1er janvier, étendu à ceux qui ont commencé à travailler à 17 ans. Ces salariés pourront partir en retraite avant l'âge légal sous réserve d'avoir une durée de cotisation de 2 ans supérieure à celle requise pour l’obtention du taux plein.
Des avantages nouveaux pour les mères de familles
Les mères de 3 enfants et plus nées entre 1951 et 1955 pourront continuer à bénéficier d’une retraite à 65 ans sans décote.
Il en est de même pour les parents d’enfants lourdement handicapés.
De plus, le congé maternité est désormais intégralement compensé (pour les grossesses à compter de cette année) : lors du calcul des droits à retraite, les indemnités journalières perçues au titre du congé maternité seront prises en compte, et les trimestres correspondants validés.
Le régime des fonctionnaires progressivement aligné sur celui des salariés du privé
Les fonctionnaires parents de 3 enfants peuvent encore aujourd’hui partir à la retraite après 15 années de service effectif : ce dispositif de retraite anticipée sera progressivement fermé d’ici 2012.
Par ailleurs, le taux de cotisation du secteur public sera progressivement aligné sur celui du privé, passant de 7,85 % à 10,55 % en 2020.